
Albouy Lucien |

Vialaret Yves |
Dans un cimetière allemand
Une petite croix de bois
Indique simplement
De l’évasion la triste loi.
Parti vers son pays,
Innocent et joyeux,
Tué par les fusils
De policiers odieux.
Il voulut revoir la France.
Il mourut en chemin,
En gardant l’espérance,
De beaux lendemains.
L’herbe couvre sa tombe,
Car nul ne s’en soucie.
Il a fallut qu’il tombe,
En pays ennemi.
Ses parents ont souvent,
Ses souvenirs au cœur ;
Et ils confient au vent,
Leur secrète douleur.
C’est pour cela qu’un soir,
Auprès de son tombeau,
Les passants ont pu voir,
Dans le soir clair et beau,
Un parterre fleuri
Sur ce lit inconnu ;
Car le vent en furie
Un jour s’est souvenu,
Volant dans tous les coins
Les bouquets apportés
Il les jetait au loin
Vers ce déshérité
Et l’on n’a pas osé
Lui enlever ce bien
Que le vent a posé
En souvenir des siens.
Et ce beau témoignage
Restera désormais
Hommage pur et sage
A ce fils tant aimé.34196-RL-STALAG III B |

Laffite Louis |

Tastet André |